Glossaire des termes du hula et de la danse polynésienne

En parcourant le répertoire, vous croiserez des mots venus de plusieurs langues et cultures. Ce glossaire réunit ceux que vous rencontrerez le plus souvent, regroupés par tradition, avec une première définition simple pour chacun. Ce sont des points de départ, non le dernier mot : le hula et la danse polynésienne sont des traditions vivantes, et les écoles et leurs enseignants font autorité sur le sens de chaque terme et sur son usage. Chaque tradition possède aussi son propre vocabulaire ; un mot hawaïen comme kumu hula appartient au hula, et non à la danse tahitienne ou māorie. Les termes ci-dessous sont donc regroupés selon leur origine.

Hawaïen

hālau — Une école de hula. Le hula s'enseigne dans des écoles ou des groupes appelés hālau.

kumu hula — Un enseignant de hula. Kumu signifie « source du savoir » : le kumu hula est la source auprès de laquelle un hālau apprend.

haumāna — Les élèves d'un hālau, les danseurs qu'un kumu hula forme. Le dictionnaire Pukui-Elbert glose haumana et haumāna par « élève, apprenti, disciple ».

hula kahiko — La forme la plus ancienne du hula, d'avant les contacts avec l'Occident, dansée sur le chant (oli ou mele) et la percussion plutôt que sur les instruments à cordes mélodiques du style moderne. Kahiko signifie « ancien ».

hula ʻauana — Le style moderne du hula, dansé sur des mele chantés accompagnés d'instruments à cordes comme le ʻukulele et la guitare, arrivés avec les contacts occidentaux. ʻAuana signifie errer ou dériver.

oli — Le chant hawaïen : des compositions qui sont principalement récitées plutôt que chantées sur une mélodie.

mele — La poésie chantée hawaïenne : un poème, un chant ou l'acte de chanter. Un mele peut être récité ou chanté, seul ou comme les paroles que le hula danse.

hōʻike — Littéralement « montrer, exposer ». Certains hālau présentent un hōʻike annuel, une démonstration de leur danse.

ʻohana — La famille, les proches, un groupe de parenté. Certaines écoles du répertoire portent le mot ʻohana dans leur nom.

keiki — Un enfant. Les cours et les concours « keiki » sont du hula pour les jeunes danseurs.

kūpuna — Les grands-parents, les aînés, les ancêtres (pluriel de kupuna). Un groupe du répertoire, Precious Kūpuna, danse pour en célébrer la grâce.

lei — Une guirlande ou une couronne de fleurs, de feuilles, de coquillages ou de plumes, offerte en signe d'affection. Certaines écoles enseignent la confection de lei en parallèle de la danse.

ʻukulele — Un petit instrument à cordes évoquant la guitare, né de petits instruments portugais apportés à Hawaiʻi en 1879. Son nom se traduit habituellement par « puce sauteuse ».

Tahitien

ʻori Tahiti — La danse de Tahiti et des îles de la Société, en Polynésie française. Le nom signifie simplement « danse tahitienne » : ʻori pour la danse, tahiti pour tahitien.

ʻōteʻa — Une danse rapide et précise, centrée sur les hanches, dansée uniquement sur des percussions, sans chant.

ʻaparima — Une danse où ce sont les mains qui parlent, chaque geste représentant un mot de la chanson. Le nom vient de ʻapa, mimer, et de rima, les mains.

tōʻere — Un tambour à fente : un tronc évidé fendu sur la longueur, frappé avec des baguettes, et l'un des tambours qui mènent le ʻōteʻa.

Māori

kapa haka — Les arts de la scène māoris, présentés par un groupe. Une prestation entrelace le waiata, le chant, le poi et le haka.

haka — Une danse cérémonielle, l'une des formes du kapa haka. Le Musée de la Nouvelle-Zélande Te Papa Tongarewa conserve la trace d'un haka exécuté en guise de pōwhiri, une danse de bienvenue.

waiata — Les chansons māories, l'une des formes tissées dans une prestation de kapa haka.

poi — Des balles au bout de cordes, une autre des formes du kapa haka.

Samoan

siva — Le mot samoan pour « danse ». Le siva lui-même est une gracieuse danse narrative, lente et fluide, traditionnellement exécutée par une jeune femme.

sāsā — Une danse de groupe énergique où des interprètes assis bougent en synchronie parfaite, les mains mimant les gestes du quotidien comme pagayer, casser une noix de coco et tresser des filets, tandis que claquements de mains, tapes et tambour marquent la mesure.

taualuga — La danse qui clôt un programme samoan, menée à l'avant par un taupou (la fille d'un chef), un manaia (le fils d'un chef) ou le chef, pendant que le reste du groupe chante et se balance derrière.

Ce sont des mots que vous rencontrerez sur les fiches des écoles de ce répertoire. Parcourez-le par province ou par style pour trouver un hālau ou un studio près de chez vous.