Mele et ukulélé
4 écoles au Canada
La plupart des styles de ce répertoire sont des danses. Le mele, lui, est la poésie chantée sur laquelle ces danses reposent.
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En hawaïen, mele désigne un poème, un chant ou l'acte de chanter, et l'auteur d'un mele, le haku mele, est souvent décrit comme un tisseur de mots : quelqu'un qui agence la langue comme on tresse un lei, en puisant dans les noms de lieux, de personnes et du monde naturel. Un mele peut honorer quelqu'un par son nom (un mele inoa, ou chant de nom) ou porter une chanson d'amour. Des éducateurs culturels hawaïens décrivent le mele comme transmis d'une génération à l'autre, gardien de l'histoire d'une communauté et de son esprit d'aloha.
Le mele est étroitement lié à l'oli, la tradition du chant récité. Des ressources de l'Université d'Hawaiʻi décrivent l'oli comme des compositions principalement récitées, tandis que le mele regroupe des compositions qui peuvent être récitées ou chantées, que ce soit seules ou en accompagnement du hula (la danse hawaïenne), avec ou sans instruments. Autrement dit, une même poésie peut être récitée ou portée par une mélodie et des instruments ; dans les deux cas, les mots viennent d'abord et la musique est à leur service.
C'est ici qu'entre le ʻukulele. Il est né de petits instruments portugais, le machete, le cavaquinho et le rajão, apportés à Hawaiʻi par des immigrants de Madère arrivés sur le navire Ravenscrag à la fin d'août 1879. Trois d'entre eux, ébénistes de métier, sont généralement reconnus comme les premiers fabricants de l'instrument, travaillant souvent le koa, un bois indigène d'Hawaiʻi. Le roi Kalākaua, mécène des arts, a adopté le ʻukulele lors des rassemblements royaux, et l'instrument est devenu l'une des voix emblématiques du chant hawaïen. Son nom se traduit habituellement par « puce sauteuse ».
Le ʻukulele appartient au versant chanté de cette tradition. Là où le hula kahiko, le style ancien, se danse sur le chant et les instruments traditionnels, le hula ʻauana, apparu sous l'influence occidentale, se danse sur des mele chantés accompagnés d'instruments à cordes comme le ʻukulele, la guitare et la basse. Le hula donne une forme visible aux mots : la danse interprète la poésie que porte la voix. Voilà pourquoi une catégorie consacrée au chant et à la musique figure ici aux côtés des styles de danse. Apprenez le mele, et une grande part de ce que raconte une danse se révèle.
Les écoles présentées sur cette page portent le mele aux côtés des danses qu'il accompagne ; parcourez leurs fiches ci-dessous et communiquez avec celles qui vous intéressent.

Hula school serving the Greater Toronto Area, sister hālau to Hālau Hula I Ka Lā in Clovis, California. Presenter of AlohaFest Toronto.

Montréal Hawaiian hula group — the local chapter of Hālau o Keikialiʻi under Kumu Hula Kawika Alfiche — teaching hula kahiko and ʻauana with oli and mele, in French and English.

Calgary's only Hawaiian performance arts group, founded in 2011 and directed by Taraya Middleton, who travels to Hawaiʻi to study hula with master kumu. Modern Hawaiian routines for weddings, lūʻau and community events across Alberta and Western Canada.

Edmonton Polynesian dance and drumming group directed by Tracy ʻKelikaʻ Thorne, teaching the dances and mele of Hawaiʻi, Tahiti, Aotearoa and Samoa for over 20 years through recreational classes, an intermediate program and a performing company.